A vos marques ! La Métro doit lancer prochainement son projet de téléphérique urbain à Grenoble

Les Grenoblois iront travailler en téléphérique avant 2014 !

L’agglomération grenobloise souhaite en effet lancer un projet de téléphérique urbain pour relier la ville de Fontaine au village de Lans-en-Vercors, situé sur le plateau qui domine la ville, soit plus de 10 km de ligne et 1 380 mètres de dénivelé positif. L’objectif est de transporter au moins 2 400 personnes par heure en 29 min. La ligne desservirait trois gares : Fontaine, Saint-Nizier-du-Moucherotte, et Lans en Vercors.

L’objectif est de reduire les problèmes récurrents du trafic automobile et de la congestion entre Grenoble et l’Est du Vercors. Actuellement ce sont plus de 9 000 véhicules par jour qui empruntent les routes étroites et montagneuses pour leurs trajets-domicile travail. Le téléphérique pourrait être une alternative à la voiture dans cette zone où le trafic atteint la saturation aux heures de pointe

« Plus de 40% de la population active descend chaque jour travailler dans l’agglomération. Vice-versa, les week-ends, le Vercors est une terre d’accueil pour de nombreux Grenoblois, a souligné Pierre Buisson, président de la communauté de communes du Vercors. Ce projet vient à point nommé pour combattre le tout-voiture », a-t-il poursuivi.

La télécabine n’est plus à l’usage exclusif des stations de ski ! Il semble avoir le vent en poupe en France et s’impose comme un véritable mode de transport collectif complémentaire, mais plus fun vous en conviendrez. Brest a récemment lancé un appel d’offres pour créer son premier téléphérique urbain. Le Syndicat des Transports d’Ile-de-France (Stif) qui vient de lancer une étude pour relier le métro Pointe-du-Lac de Créteil et Villeneuve-Saint-Georges par Tramway aérien. Ce mode de déplacement existe déjà dans plusieurs villes dans le monde, comme New York ou Medellin (Colombie), et bientôt à Londres.

Téléphérique urbain à Medelin (Colombie)

Innovant, plus rapide, moins cher, non nuisible à la circulation, simple à construire et consommant moins d’emprise foncière qu’un métro ou un tramway, le téléphérique urbain a tous les atouts. Selon ses promoteurs, le transport par câble est de plus peu énergivore comparativement aux autres moyens de transport motorisés, dont le tramway et surtout très performant (les équipements conçus actuellement peuvent transporter de 3000 à 5000 passagers à l’heure).

Son principal avantage consiste en sa flexibilité pour franchir des obstacles naturels (forte pente, fleuve, etc.) plus facilement que d’autres. En terme d’investissement, dès lors qu’il faut construire un pont, une voie en site propre et a fortiori un tunnel, le câble est le moyen de transport le moins cher. Les travaux de construction sont beaucoup plus courts, génèrent peu de nuisances, et ont une faible incidence sur le trafic urbain.

Mais le transport par câble ne fait pas l’unanimité. Ses détracteurs le condamnent souvent parce qu’il encombre le paysage par ses cabines, ses câbles et ses pylônes. La ville d’Issy les Moulineaux a abandonné un projet de téléphérique reliant la mairie au Fort sous la pression des riverains.

Un autre inconvénient encore, les coûts d’exploitation sont très élevés. Pour le projet de Grenoble, la ligne devra ainsi transporter au moins un million de passagers chaque année pour espérer être rentable.

Le coût du projet de l’agglomération est évalué entre 40 et 50 millions d’euros. Selon Marc Baietto, président de la Métro, ce coût devra être financé entièrement par des fonds privés car « les finances de La Métro ne nous permettent pas d’y aller seuls ».

Un appel à candidatures devrait être lancé aux opérateurs privés « avant l’été 2012 » pour un début des travaux espéré en 2013. C’est Marc Baietto qui le dit ! Mais on peut en douter…

Rien n’est dit également sur le mode de dévolution choisi par La Métro. Délégation de Service Public (DSP) ? Contrat de Partenariat Public-Privé (CPPP) ? Toutes les conjectures peuvent êtes faites. Toutefois si la Métro souhaite en effet financier entièrement le coût du projet par des fonds privés, c’est la Délégation de Service Public (DSP) qui semble la plus appropriée puisque dans ce type de contrat le délégataire réalise et porte les investissements puis exploite le service à ses risques et périls.

L’hypothèse du CPPP ne doit toutefois pas être écartée, puisqu’elle permettrait de mobiliser des investisseurs privés et publics au sein d’une société projet titulaire du contrat. Cette société exploiterait les infrastructures de transport et se rémunérerait grâce à des versements d’une part de la personne publique et d’autre part des usagers du service (recettes annexes). Souvenez vous, nous avions déjà évoqué cette possibilité de recourir à un PPP pour un projet de transport collectif.

Reste à se demander si un investisseur pourrait être intéressé. Rappelons que l’entreprise Poma, implantée près de Grenoble, est l’un des leaders mondiaux de ce mode de déplacement doux grâce au marché des stations de ski. Peut être souhaitera-t-elle se positionner ?

Et sinon, qui d’autre est intéressé ?

… Prêts ? Partez !

Pour en savoir plus

Une réponse à “A vos marques ! La Métro doit lancer prochainement son projet de téléphérique urbain à Grenoble

  1. Vous avez dit « avant l’été 2012 » ? l’été 2012, c’est dans 8 jours !
    Soyons sérieux.
    Et penser qu’on ira dans le Vercors en téléphérique avant 2014 c’est tout simplement inconscient. Compte tenu du site, Parc du Vercors, espaces boisés, zones humides, des contraintes actuelles d’implantation d’une installation de transport par câble en montagne, des sujétions diverses sur une telle distance (dont foncières), des études préliminaires obligatoires, investigations géotechniques, étude d’impact, etc, il est pure folie d’imaginer le premier coup de pioche d’un tel projet avant 3 à 4 ans à partir du moment où il est entériné par la collectivité ! En comptant un minimum de 2 ans de réalisation, ça nous mène à une mise en service pour 2017/2018 au plus tôt, sans tenir compte des recours éventuels !
    Contrairement à l’affirmation de l’article, Brest n’est pas équipée d’un téléphérique : Brest Métropole Océane vient de lancer un appel d’offres pour la délégation de Maîtrise d’ouvrage du projet de téléphérique avec remise des offres début juillet 2012. On est encore assez loin de la réalisation.

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