Marre de tourner en ville à la recherche d’une place de stationnement ?

Pour commencer un chiffre : aux heures de pointe, 20 à 25% des véhicules en circulation sont à la recherche d’une place de parking, contribuant en grande partie à la pollution atmosphérique, aux embouteillages, au temps perdu et donc à l’énervement des conducteurs.

Ce problème est récurrent dans les centre-villes anciens et provoque bon nombre d’effets néfastes, qu’ils soient environnementaux, on l’a vu, mais aussi économiques. En effet, faute de trouver des places de stationnement, les conducteurs préfèrent parfois se rabattre sur les zones de grande distribution en périphérie, délaissant ainsi les commerces de proximité.

Mais alors comment agir efficacement sur les difficultés de stationnement ? Une solution toute simple : connaître en temps réel les places disponibles dans un quartier ou un arrondissement.

De plus en plus d’opérateurs privés (Siemens, SmartGrains)  s’investissent sur ce créneau pour développer de nouveaux systèmes qu’ils proposent ensuite aux villes. Tour d’horizon des initiatives en cours :

La ville de Nice s’est ainsi récemment dotée d’un système de «stationnement intelligent» proposé par la SEMIACS et sa filiale SUDE. L’idée est d’implanter des capteurs fixes dans la chaussée, sur les 14000 places de parking du centre-ville situées en voirie ou en sous-sol. Ils communiquent entre eux et transmettent instantanément les emplacements libres les plus proches grâce à une application disponibles sur les Smartphone, PC portables ou GPS des conducteurs.

Une toute jeune entreprise s’est également emparée du sujet : SmartGrains. Elle propose des capteurs sans fil et autonomes en énergie, qui communiquent en temps réel leur état de disponibilité. Elle a mis en place en 2010 un système de guidage sur 100 places de parkings de la ville d’Issy les Moulineaux.

La ville de Toulouse expérimente depuis 2009 des places de stationnement intelligentes en voirie dans le cadre du projet proposé par l’entreprise Lyberta. Baptisée Statio Lib, l’application s’appuie sur une technologie de géolocalisation des places de parking toujours grâce à des capteurs.

Et enfin, l’entreprise CIPSU (Circuit Intelligent Pour Stationnement Urbain), accessible sur smartphone, qui propose un guidage intelligent vers des places de stationnement libres en évitant les zones de congestion. Ce système est basé sur le crowdsourcing, c’est à dire un réseau social d’automobilistes croisé avec une base de données complète du territoire.

Tendance lourde, les opérateurs privés s’investissent de plus en plus sur le « marché » de l’urbain jusqu’à en devenir de véritables opérateurs. De tels opérateurs existent depuis des lustres dans les domaines de l’eau, des transports, ou encore de l’électricité. La nouveauté est qu’aujourd’hui ce sont eux qui développent de nouvelles formes de services publics urbains : autopartage, vélos en libre service, opendata, wi-fi, bornes de chargement pour les véhicules électriques…

Maintenant il ne vous reste plus qu’à impulser le changement au niveau de votre commune… ou aller vivre à Nice.

Ou choisir le vélo…. mais ce sera l’objet d’un futur post

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